Les principales étapes de la fabrication d’une fève d’argile
dans les ateliers de la faïencerie de Clamecy

 

   
   

Première étape de la création de la fève, le sujet est tout d’abord esquissé sur papier puis sculpté à la main à partir d’une boule d’argile.

Le modèle ainsi obtenu est ensuite coulé dans le plâtre où il laissera, après un séchage de plusieurs heures, son empreinte “ en creux “ afin de réaliser la «mère de moule» (ou moule-mère).

   
 
 
 
 
L’empreinte du modèle ainsi obtenu est ensuite reproduite à plusieurs reprises pour former les moules dans lesquelles, le faïencier versera de l’argile liquide, la «barbotine» ou viendra estamper la forme à partir d’une boule d’argile.
 

 

 

Au bout de plusieurs heures la matière est sèche et l’on peut alors délicatement démouler les petits sujets. Chaque pièce est épongée et «ébavurée», c’est à dire débarrassée de toutes les petites irrégularités.

Les fèves sont alors disposées dans un grand four pour une première cuisson qui approchera les mille degrés et durera près de vingt heures.

 
   
     
     
     
     
     
     
   

Alignées par modèle sur de grandes plaques, elles sont désormais prêtes à être colorées.

Les fèves passent alors dans les mains des décorateurs qui réaliseront les «aplats» de couleur pour donner la teinte dominante à la figurine, et qui, armés de fins pinceaux, dessineront les motifs et souligneront les reliefs.

Une fois décorées, les fèves sont vaporisées d’une fine couche d’émail. Cette matière, après la deuxième cuisson à quelques mille degrés, donnera leur aspect brillant aux fèves et, surtout, fixera les couleurs de manière inaltérable : c’est l'étape de vitrification.

 
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
           
   

Selon la collection, certaines fèves sont décorées par le procédé de chromographie. Après création, dessin et mise au point du décor, celui-ci est imprimé sur un papier spécial recevant les pigments colorés fait de mélange de matières minérales et transféré à la main sur la fève par l'intermédiaire d'un vernis servant de support au motif.

Une troisième cuisson est alors nécessaire pour fixer les décors sur l'émail. Après un jour complet au four, les fèves ressortent étincelantes et prêtes, pour certaines, à être ensachées et livrées aux boulangers et pâtissiers.

La plupart …. Mais pas toutes, car certaines seront rehaussées à l’or fin au pinceau. D’abord couleur caramel, la teinte précieuse et éclatante du métal se révélera après une dernière cuisson : c’est le feu d’or.